Black Tap, le spécialiste du burger et du milkshake instagrammable revoit sa carte

Black Tap, le spécialiste du burger et du milkshake instagrammable revoit sa carte

Pas simple de suivre les évolutions de la carte de Black Tap. D'abord, l'enseigne gère deux formules, et donc deux menus, en simultané :

  • Black Tap classique
  • et Black Tap Singles & Doubles, avec un concept plus simple et réduit.

En plus, ça évolue beaucoup ces derniers temps. Après avoir revu leurs burgers en 2025, voilà qu'ils retravaillent l'entier de la carte et importent des recettes US. Au programme :

  • La BIGGIE MAC QUESADILLA : la fameuse spécialité avec un burger twist et un côté "fusion totale" qui me plaît bien.
  • Les CACIO PEPPE MAC : des mac & cheese à l'italienne qui surfent sur une des grosses tendances pasta du moment.
  • Le BONE MARROW BUTTER BURGER : le burger au wagyu, décidément trop 2025 et international, cède la place au très 2026 et bistronomique burger à l'os à moelle. Il va falloir régater pour faire concurrence au Flat Earth du Double R.
  • Passage des wings de 4 à 2 saveurs
  • Et pour le dessert, l'arrivée des cheesecakes, à 13 balles s'il vous plaît.

L'enseigne de SoHo communique sur ses nouveautés mais passe sous silence l'augmentation des prix de ses sides et snacks, le plus souvent de 1 à 2 francs ainsi que l'élimination pure et simple de la proposition la meilleure marché (Queso & Chips). Fatigué, le pouvoir d'achat suisse ? Black Tap tente une parade : miser sur les produits additionnels pour augmenter sa marge.

Je suis bien obligé de reconnaître qu'en l'état, la carte est plus attrayante. Remplacer des nachos, qu'on trouve même au cinéma, par une spécialité aussi typée qu'une quesadilla est différenciant, en plus de porter la promesse d'une expérience originale. Malheureusement les mac & cheese, une spécialité rare à Lausanne, et appréciée de votre serviteur, ne sont pas à la carte dans le chef-lieu, il faudra aller à Genève.

Dernière nouveauté  : désormais, les desserts, dont les fameux milkshakes instagrammables, sont présentés comme étant "à partager". Peut-être ont-ils constaté que le client suisse, passé l'effet nouveauté, n'a pas la capacité d'absorption de sucre de l'américain moyen... et tout simplement pas envie de mettre 19 CHF dans un dessert.

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